AVANT LA RETRAITE
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AVANT LA RETRAITE
© Dorothée Thébert
Ici on joue au théâtre, avec des rideaux rouges. On joue aux parents. Aux nazis.
Pour l’occasion, en compagnie de Zooscope et Personne, Chris Cadillac s’en prend à un texte. Voici le Pitch : coincés dans la maison familiale, un frère et deux soeurs attendent que l’heure soit venue : l’heure de la retraite, l’heure de fêter l’anniversaire de Himmler - comme tous les ans, l’heure de pouvoir le faire au grand jour, à nouveau.
Créée en 1979, Avant la retraite s’apparente à un laxatif destiné à expulser les résidus nazis nichés dans les entrailles domestiques des sociétés allemandes et autrichiennes. Amusés par la mauvaise odeur qui persiste, trois acteurs-metteurs en scène conjuguent leurs forces pour rejouer la pièce avec une légèreté qui frôle le mauvais goût.
EXTRAIT DE PRESSE
Barbes, postiches, costumes ridicules et maquillages forcés, les trois protagonistes d’Avant la retraite poussent la comédie jusqu’au bout, déterminés à porter les clichés du théâtre à l’ancienne jusqu’à leur paroxysme. Comme si la défunte émission « Au théâtre ce soir » était projeté sur une distopie nazi, et jouée par des acteurs de notre temps. Sur ce coup-là, on attendait pas le trio de comédien-ne-s Marion Duval, Aurélien Patouillard et Camille Mermet, plus familier d’un théâtre contemporain fantasque et affranchi du poids de l’histoire. "Avant la retraite n’est pas ce qu’on pourrait appeler un spectacle de Noël, confit dans la distraction avec une fin heureuse garantie. Mais, promis juré, on y rit et il est bon d’entendre les mots de Thomas Bernhard à l’heure où certains rêvent d’un grand jour de cet acabit. Avant la retraite n’a pas pris une ride. L’anniversaire fut un succès.
Thierry Sartoretti, Vertigo, RTS
Portée par un formidable trio d’acteurs, Avant la retraite entre en résonance avec notre monde. (…) Le trio, habitué à des formes plus contemporaines, joue brillamment avec la théâtralité du texte de Bernhard. Dans cette comédie noire qu’est la vie, dit Vera, «nous n’existons que parce que nous continuons à nous donner la réplique». Les ressorts comiques, jusqu’au grotesque le plus âcre, étouffent la pestilence et libèrent des bribes de légèreté salvatrice.
Natacha Rossel, Le 24h
Durée 2h45 (entracte)
Texte Thomas Bernhard
Mise en scène et jeu Marion Duval, Camille Mermet et Aurélien Patouillard
Traduction Claude Porcell, L’Arche Éditeur ainsi que
Collaboration littéraire Delphine Abrecht et Camille Luscher
Collaboration artistique et direction musicale Louis Bonard
Scénographie et lumières Florian Leduc
Collaboration à la scénographie et régie plateau Marine Brosse
Costumes Severine Besson
Maquillage et perruques Emmanuelle Olivet Pellegrin
Création son Diane Blondeau
Régie Redwan Reys
Intervenants jeu et dramaturgie Adeline Bourgoin, Sophie Lebrun, Giles Foreman, Giorgio Palma (KKuK), Frank Vercruyssen, Yvan Rihs
Diffusion Anthony Revillard
Production Laure Chapel – Pâquis production
Production Zooscope, Chris Cadillac et Personne
Coproduction Arsenic – Centre d’art scénique contemporain, Théâtre Saint-Gervais, Centre de culture ABC La Chaux-de-Fonds
Soutiens Ville de Lausanne, Loterie Romande, Fondation Ernst Göhner, Fondation Nestlé pour l’Art, Pro Helvetia – Fondation suisse pour la culture, Migros Pour-cent culturel, SIS – Fondation suisse des artistes interprètes
Remerciements Louis Schild, Adina Secretan